Archive pour mai 2012

Le deuil: un passage obligatoire!

Je ne sais trop si ce sont les effets du printemps, mais plusieurs personnes semblent ressentir le besoin de faire du changement, du ménage, refaire des buts, des objectifs, des projets, etc. Chemin faisant, les gens en arrivent souvent à être confrontés à faire certain deuil, de lâcher prise sur certaines choses pour en faire naître d’autres.

En consultation et en coaching, je réalise que les gens sont souvent surpris, étonnés, et démunis devant l’exigence émotionnelle d’un deuil personnel et professionnel.

De façon simple, disons qu’il y a certains passages obligés à subir afin de vivre le mieux possible un deuil.
· Deuil de performance
· Deuil d’un être cher
· Deuil d’un client important
· Deuil d’une relation amoureuse
· Deuil d’un membre du corps
· Deuil d’une routine, d’une zone de confort
· Deuil d’une relation d’affaires

Le choc, la négation, la colère, la déprime et la réorganisation sont des étapes nécessaires par lesquelles vous devrez passer sans quoi vous entreposerez en vous-même ce deuil jusqu’à ce qu’un autre deuil vienne tout réactiver.

Ces étapes peuvent se vivre dans l’ordre et dans le désordre et vous envahir et vous perturber à court, moyen et long terme.

Une chose est certaine, et probablement à vos yeux injuste, plus votre investissement avec une personne ou une situation aura été intense et répété, plus vos chances d’avoir mal seront grandes. C’est pour cette raison, entre autres, que dans un conflit entre partenaires d’affaire ou de vie, il y a souvent une personne qui souffrira davantage de la situation et l’autre moins, peu ou pas du tout. Plus vous vous serez donné, plus vous augmenterez vos chances d’avoir mal. En revanche, moins vous vous serez impliqué personnellement et/ou professionnellement et moins vous souffrirez.

Il serait triste que ce billet vous incite à moins vous impliquer dans le but de moins souffrir. Une relation personnelle et professionnelle a besoin pour vivre et grandir d’une implication émotionnelle faite dans la maturité et la réciprocité.

Souvent, les gens me demandent combien de temps il faudra pour reprendre le cours normal des choses. Dites-vous que plus l’investissement émotionnel aura été grand et plus le temps du deuil risque d’être long. Dans la littérature, les auteurs parlent de la possibilité d’avoir besoin de deux à cinq ans pour fermer la boucle d’un grand deuil.

Soyez patient, doux et douce envers vous-même et envers les grandes fluctuations de bien-être qui accompagnent le deuil. Surtout, évitez de rester seul, parlez à des gens en qui vous ressentez de la confiance, ouvrez-vous sur le monde et sur vous-même. Faites, autant que possible, face à la musique et la richesse de l’événement viendra vous enseigner ses leçons.

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