L’été des enfants

Fut un temps où l’approche de la période estivale créait un immense élan de joie. Enfin le moment de l’année où l’on pourrait faire relâche du train train quotidien et de ses obligations en s’adonnant à une série de jeux improvisés avec ce que notre regard croisait et nos mains transformaient en tout et en rien.

Signe des temps qui courent, et souvent bien plus par obligation que décision de la part des parents, l’été des enfants est de plus en plus structuré par des cours, la gardienne, les camps, les stages, etc. Pour la majorité des enfants et des parents, vacances d’été riment maintenant avec agitation et non excitation.

Comme adulte, nous apprécions généralement un moment de vacances pour se ressourcer les axes (corporel, intellectuel et affectif). Un temps d’arrêt du faire,faire,faire demeure salutaire pour un retour à l’être et rebâtir ses énergies. Force est d’admettre qu’il en est ainsi pour les enfants.

La société de “pèreformance” et de “mèreformance” à laquelle nous contribuons largement jette, de plus en plus, un regard perplexe et embarrassé sur la présence de temps libre dans l’été des enfants. Nous nous éloignons du besoin qu’ont les enfants de jouer et leur inculquons celui de suivre l’horaire au détriment de la création. L’encadrement est certes nécessaire pour l’évolution de nos enfants, mais le sur-encadrement tend à favoriser davantage la dépendance que l’autonomie.

Soustraire les enfants au rythme effréné de la vie d’aujourd’hui quelques jours, quelques semaines par année m’apparaît, dans la mesure du possible, être une saine approche. Admettons que l’enfant ait conservé sa capacité à se désintoxiquer du FAIRE et accéder aux forces de son ÊTRE afin d’explorer le temps et l’environnement d’une façon moins structurée. Ce sont ses trois axes (corporel, intellectuel et affectif) qui se régénéreront à leur propre rythme et engrangeront l’énergie nécessaire au nouveau défi de la prochaine rentrée scolaire, de la prochaine année.

Dans toute cette équation, ça prend aussi un ou des parents ou personnes significatives qui soient prêtes, en accompagnant les enfants, à vivre la même expérience d’abandon d’horaire plus que saturé. Ici, apprendre à laisser les jugements sévères de certains gens très occupés à performer demeure primordial. Malheureusement, cette expérience s’avère souvent douloureuse, contraignante et dissuasive pour quiconque veut accompagner un enfant à vivre des instants à son propre rythme.

L’enfant a besoin d’exemples, de capitaine, de modèles et de coach qui lui permettront de redécouvrir les joies et multiples bénéfices des jeux spontanés hors du temps imposé. Jeux à travers desquels les enfants se construisent davantage sur ce qu’ils SONT bien plus que ce qu’ils FONT. Combien de parents capables de résister à cette obsession du FAIRE et d’accompagner leurs enfants dans la découverte des forces de l’ÊTRE reste-t-il ?

La majeure partie du problème est loin de concerner les enfants eux-mêmes, quoique de plus en plus de ceux-ci ont de la difficulté à accéder aux joies de l’ÊTRE et se sevrer partiellement du FAIRE. Beaucoup de parents sont fatigués, épuisés et/ou n’ont pas le temps, pris eux aussi dans un tourbillon de vie trop rapide, pour pouvoir s’émerveiller sur les douces subtilités des changements de leurs enfants et encore moins sentir d’avoir du temps de qualité à partager. Dans ce contexte, l’été et ses potentiels moments libres se transforme en une source de préoccupations et même d’anxiété.

Afin de créer des conditions gagnants-gagnants et pour les enfants et pour les parents, ceux-ci doivent envisager leur été ou les moments de l’été avec l’enfant comme un privilège, un cadeau, un plaisir et pourquoi pas une passion. Par surcroît, le parent doit disposer d’une réserve d’énergie suffisante afin d’accompagner sainement son enfant dans un quotidien ou l’espace pour ÊTRE est permis.

S’éloigner du culte de la performance, permettre à l’enfant de vivre, de courir, de dormir, de rire, de redécouvrir à son rythme, son ÊTRE, sa force, sa vitalité dans un contexte d’une liberté d’horaire demeure non seulement un cadeau incommensurable pour son présent et aussi un héritage pour son futur et la propulsion de son potentiel d’ÊTRE et de FAIRE.

Lorsque vous permettez à un enfant d’entrer dans un état de “flow”, vous lui permettez aussi de devenir votre meilleur professeur, il vous enseignera spontanément comment FAIRE pour l’aider à ÊTRE davantage.

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Merci d’accompagner nos enfants

Septembre, à sa façon, marque bien des changements. Les vacances se terminent, les jeunes et moins jeunes retournent à l’école, la température change, la noirceur arrive plus tôt, les arbres commencent à arborer une panoplie de couleurs, la révision des objectifs professionnels et personnels recommence à en angoisser plus d’un, les soupers sur le BBQ et l’exercice diminuent, le début du travail de concentration et des émotions s’accentue (voir le livre « Un caillou dans le soulier ») avec l’arrivée des téléromans, les pommes sont délicieuses, la senteur du « cannage » ravive nos sens, la préparation du terrain et de la maison pour l’hiver occupe nos temps libres, etc.

J’aimerais prendre un temps pour souhaiter une superbe année 2016-2017 à tous ceux et celles qui, jour après jour, s’investissent avec valeurs et conviction à l’éducation de nos futures générations. Que l’on pense aux professeurs, éducatrices en milieu de garde, aux entraîneurs, etc.

Nous avons besoin d’une relève qui reconnait les valeurs d’ÊTRE, une relève capable de faire des efforts, de persévérer dans l’atteinte de ses objectifs. De jeunes générations pour qui les mots respect de soi et des autres signifient quelque chose. Nous avons besoin d’une relève qui connaît le sens du mot engagement et qui peut s’adapter sainement aux défis de la vie personnelle et professionnelle. Nous avons besoin d’une relève à qui l’on peut passer le flambeau en toute quiétude. Nous avons besoin d’une relève qui peut briller de sa propre couleur et illuminer le futur. Nous avons besoin d’une relève avec un niveau de conscience accru, capable de voyager entre le cœur et la tête de façon équilibrée.

À tous ceux et celles qui travaillent auprès des enfants, des adolescents et des jeunes adultes, mille mercis d’être présents et d’offrir à tous, par votre exemple, la possibilité de développer leur potentiel d’ÊTRE et de faire pas par pas.

Prenez le temps de vous arrêter, de vous ressourcer, de rester, malgré la vitesse de la vie. Concentrez-vous sur vos richesses intérieures, sentez vos forces et rayonnez votre beauté dans votre vie personnelle et professionnelle.

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Les gros égos ont des disciples. Les égos normaux ont des partenaires.

En affaires, en couple ou dans nos relations familiales, les personnes ayant de gros égos sont facilement repérables. Avec leur allure de parvenu, ce sont toujours ces personnes qui savent tout et qui sont d’une grande arrogance. Gens de peu de flexibilité, ils veulent que tout se fasse selon leurs critères. Et gare à ceux et celles qui n’adhèrent pas à leur vision. Ils se feront réduire au rang de serviteur incompétent et, s’il le faut, se feront écraser et détruire.

Imbus d’eux-mêmes, les gros égos ne connaissent pas le mot empathie. Leur suffisance, leur immaturité affective et leur méfiance des autres étouffent toute possibilité d’échange mature et réciproque avec les gens qui les entourent. Lorsqu’ils développent des relations, elles sont toxiques, fondées sur les attentes et très souvent utilisées pour arriver à leurs fins. Ils adorent travailler dans leur propre intérêt et plaisir, et ce, au détriment des autres. Ils donnent des ordres, imposent leurs idées et adorent travailler avec des gens immatures qui ont tendance à être des victimes ou des sauveurs. Et s’il y a réussite, ils s’attribuent celle-ci coute que coute, et ce, plus d’une fois.

Ces gens, fort heureux de ce qu’ils sont ou ont, développent des relations basées sur la dépendance des autres. Ils obtiennent rendement et amour des autres, en tordant le citron, en humiliant, en poussant les gens à bout, en gardant une certaine terreur d’un rejet. Certains vont même à se croire autorisés à utiliser la violence verbale et physique pour paralyser, convertir, et casser un disciple résistant. S’ils expriment des airs de repentis, c’est simplement pour continuer à vous utiliser grossièrement ou subtilement.

Nous attribuons souvent l’extraversion aux gros égos, détrompez-vous, il n’en est rien. Il existe aussi des gens introvertis qui possèdent un gros égo. Leurs stratégies, quoique moins apparentes, sont toutes aussi destructrices. Les apparences peuvent être trompeuses.

Si vous avez de la peine, il est préférable pour vous d’aller chercher une oreille attentive ailleurs qu’auprès des gros égos. En plus de ne pas vous écouter, même s’ils en ont l’air, ils pourront aisément prendre l’information que vous leur partagez et retourner le tout contre vous. Ils ont un besoin viscéral de contrôler les gens et les situations pour ce qu’elles leur apportent. Ils ont pratiquement toujours une arrière-pensée, une stratégie cachée et ils vous persécuteront, vous mentirons, vous lanceront au visage de fausses vérités tricotées vicieusement jusqu’à ce que vous soyez ébranlé et sur le bord de craquer. Plus vous laisserez ces gens détruire votre estime de soi, plus ce sera difficile pour vous de prendre vos distances. Ici, le concept du cercle vicieux prend tout son sens. Le terrorisme relationnel que ces gens imposent est le prix à payer si l’on veut ou doit les côtoyer. Cette relation activera le moins beau de vous-même et freinera probablement votre épanouissement. Plus les blessures infligées auront été intenses et plus le deuil sera difficile et le temps de désintoxication long.

De leur côté, les gens à l’égo normal sont souvent moins flamboyants dans le paraître, mais tellement plus rayonnants par leur être. Ils sont plaisants à côtoyer et on espère leur présence.

Leur valeur fondamentale est de faire grandir les gens qui les entourent. Ils font preuve d’une grande ouverture et ont une patience remarquable face à l’être humain dans son cheminement. Leurs intentions sont claires, respectueuses et intègres. Leur sagesse stimule le goût de s’arrêter pour aller chercher le meilleur de soi. Les égos normaux développent des relations basées sur l’autonomie des gens et ils croient à la coopération, au potentiel humain, et acceptent facilement les idées des autres.

Lors d’un succès, ils l’attribuent à l’effort de l’équipe, du couple, etc.

Ils ont aussi comme qualité la capacité de pardonner et peuvent faire preuve d’altruisme.

Leur maturité et le respect qu’ils ont pour les autres leur confèrent la qualité d’établir des relations saines fondées sur l’espoir bien plus que sur les attentes. Comme les égos normaux acceptent davantage leurs propres faiblesses, ils sont en mesure de recevoir celles des autres avec calme et ouverture.

Les égos normaux sont capables d’empathie et leur estime d’eux-mêmes stimule celle des autres. Ils adorent travailler dans le plaisir collectif et avec des gens matures. Ils aiment suggérer des idées et des règles. Leur modus operandi : arriver à un consensus équitable dans le respect des parties.

Si toutefois vous aviez besoin de vous confier, les égos normaux se feraient un réel plaisir de prendre un temps d’arrêt, de vous écouter et vous accueillir avec vos forces et vos faiblesses. Ils utiliseraient ce que vous leur partagez pour vous faire grandir. La vision du monde des égos normaux est flexible et aisément enrichie par l’opinion des autres. Avec eux, le dialogue est de mise.

Côtoyez les gens avec des égos normaux pour vous aider à développer le meilleur de vous-même et découvrir les trésors cachés qui vous habitent.

Bonne réflexion…

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Vite, vite, vite, tout doit changer vite

Aujourd’hui, grâce à la technologie, nous pouvons filmer en continu une banquise qui fond, la naissance et la croissance des oursons, le tissage raffiné d’une toile d’araignée et même une fleur qui pousse.

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement je trouve ça toujours impressionnant de voir ces images rapides et consécutives qui nous montrent en une fraction de seconde ce qui prend des années à se faire.

Aujourd’hui, on demande à nos enfants de s’habiller vite, vite, vite, aux adolescents de décider vite, vite, vite ce qu’ils veulent faire comme travail dans la vie, aux gens sur le marché du travail d’effectuer leurs tâches vite, vite, vite, et souvent avec moins de ressources. Est-ce que l’on peut faire vite, vite, vite l’épicerie, aller vite, vite, vite au cours de yoga?

Le va-vite collectif n’échappe malheureusement pas aux changements personnels et/ou professionnels. Nombreux sont les gens qui demandent ou espèrent des changements vite, vite, vite dans leur vie ou dans la vie de ceux et celles qui les entourent.

ATTENTION, LA VITESSE PEUT TUER!

Attention à l’entreprise qui croît trop rapidement pour ses capacités actuelles, à l’athlète qui essaie de concilier l’entrainement, les études et le travail, à l’enfant qui doit suivre une panoplie de cours pour donner aux parents la garantie qu’il est intelligent intellectuellement, aux retours trop rapides sur le marché du travail après un épuisement, au désir démesuré de réussite. Attention la vitesse peut tuer.

Permettez-moi de vous raconter une histoire, qui je l’espère, saura vous faire réfléchir et peut-être ralentir à une vitesse saine et raisonnable pour vous-même et les gens de votre entourage.

Un jeune couple désirait depuis plusieurs années avoir un enfant. Il fut béni et apprit qu’ils seraient bientôt parents. Déjà bien occupés par un quotidien hyper rempli, les deux nouveaux parents ont dû ralentir quelque peu pour faire place à ce trésor d’enfant qu’ils croyaient à jamais impossible. Les derniers mois de la grossesse ont effectivement été plus tranquilles comme d’ailleurs les trois premières années de vie de Zoé (nom fictif). Loyautés obligent, graduellement le couple a repris ses anciennes habitudes de vie vite, vite, vite. Vite on se lève, vite on déjeune ou au moins on fait déjeuner l’enfant, vite on s’habille, vite à la garderie, vite au travail, vite on grignote quelque chose pour diner sur le coin de la table. Vite on quitte en retard le travail, vite on arrive à la garderie et on paie le montant supplémentaire pour les retards, vite à la maison, vite on fait le souper, vite le bain, vite brosser les dents de l’enfant, vite au lit, vite on raconte une histoire, et ça seulement si l’enfant a été assez vite, vite, vite toute la journée pour mériter son histoire. Endors-toi vite, vite, vite parce que demain ça ira encore vite, vite, vite… Je t’aime vite, vite, vite. Vite on fait le ménage, vite on fait le lavage, vite on travaille un peu, vite on est brulé.

Un certain samedi, la famille décide d’aller vite, vite, vite, chez un marchand afin d’acheter un râteau pour mettre vite, vite, vite la cour impeccable et acheter tout ce qu’il manquait pour nettoyer vite, vite, vite la maison afin de recevoir des amis à souper. À la sortie du magasin, Zoé se dirige, dans un élan de plaisir, vers les balançoires en démonstration. À trois reprises, pressés par le temps, ses parents lui ont signifié d’arrêter de se balancer et de s’en venir immédiatement. L’enfant, très occupé à s’amuser, n’a pas tenu compte des demandes des parents jusqu’à ce que l’un d’eux lui dise « Si tu ne viens pas immédiatement, on part sans toi! » Pour un enfant de trois ans, cette menace fût prise au sérieux d’autant plus que les parents étaient déjà dans la voiture prêts à s’en aller. Zoé s’empressa de rejoindre ses parents vite, vite, vite en traversant la rue en courant. Simultanément, une voiture la frappa mortellement.

Je vous fais fi du reste de l’histoire. Cependant, LA VITESSE de la vie TUE prend ici tout son sens. Les parents, lors de l’enterrement de Zoé, ont souligné l’extrême douleur de la perte et aussi la grande leçon que Zoé leur a transmise : prendre le temps de vivre. Aujourd’hui, les parents de la petite ont arrêté d’aller vite, vite, vite mais leur jeune professeur n’est plus là pour le partager avec eux.

Souvenez-vous que l’amour de soi ou des autres est patience, compréhension, empathie, douceur, conscience, etc.

Que ce soit envers vous-même, votre entreprise ou ceux et celles qui vous entourent, apprenez à respecter votre rythme de croissance et celui des autres. C’est à travers votre propre rythme que les vrais changements personnels et/ou professionnels se produiront. C’est à travers votre propre rythme que vous toucherez au meilleur de vous-même, à votre plein potentiel. Certaines personnes iront plus vite tandis que d’autres iront moins vite. Évitez de vous comparer. La comparaison demeure truffée de pièges insidieux. En équipe, entre actionnaires, en couple, en famille, le rythme suggéré, dans la mesure du possible, est celui du moins rapide.

Puisse l’histoire de Zoé et de ses parents vous toucher suffisamment pour vous apprendre à ralentir…

Merci Zoé pour ton don de sagesse incroyable!

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Aimer sur l’être ou le paraitre

JE T’AIME PARCE QUE J’AI BESOIN DE TOI
ou J’AI BESOIN DE TOI PARCE QUE JE T’AIME

Laquelle choisissez-vous?

Si vous choisissez la 1re phrase, c’est que vous vivez une relation basée davantage sur la dépendance. Lorsque l’on aime une personne pour ce qu’elle nous apporte, l’amour pour cette personne diminuera et pourra s’éteindre aussitôt qu’elle comblera notre manque.

Il est aussi vrai que lorsque l’on aime une personne pour ce qu’elle nous apporte ou ce qu’elle fait, il y aura discorde et probablement rupture si l’autre ne répond pas à nos attentes.

Le 2e choix quant à lui, représente l’amour véritable. Aimer l’autre pour ce qu’il ou elle est sous-tend la notion de respect profond et l’acceptation des différences. Les recherches sont claires : aimer l’autre pour ce qu’il est est gage de solidité et longévité.

Mon père, homme d’affaires, disait que dans la vie il y a des gens qui donnent et d’autres qui reçoivent. Il disait aussi qu’une personne qui donne beaucoup a souvent de la difficulté à recevoir et qu’une personne qui s’attend à toujours recevoir a souvent de la difficulté à donner. Il n’y a rien de mieux que deux donneurs pour rouler sur le chemin du bonheur!

Selon les recherches, deux ingrédients se distinguent lorsque l’on parle de partenaires qui réussissent leur relation amoureuse et/ou professionnelle : la réciprocité et la maturité. La réciprocité fait appel à un partage mutuel, un mouvement de don et de réception qui vont dans les deux sens et aussi, à cette capacité d’aimer et d’être aimé, de donner et de recevoir, sans compter.

La maturité quant à elle nous fait référence aux efforts de collaboration, d’écoute et de respect, gage précieux d’une réussite entre deux partenaires. La maturité c’est aussi la capacité d’élever le niveau de discussion au-dessus des perceptions de chacun afin d’arriver à une solution gagnante gagnante.

En guise de réflexion, vous pouvez vous demander si vous aimez une personne, incluant vous-même, pour ce qu’elle est ou pour ce qu’elle fait. Vous sentez-vous aimer pour ce que vous êtes ou pour ce que vous faites? Aimez-vous vos enfants pour ce qu’ils sont ou ce qu’ils font.

Réapprenez à cultiver l’ÊTRE et non le paraitre (faire). Aimez-vous et aimez ceux et celles qui vous entourent sur ce que vous êtes et qu’ils sont.

Bien plus que par les mots, c’est par les gestes que l’amour s’exprime vraiment. Dire je t’aime, je t’apprécie c’est très joli, mais le démontrer c’est magnifique…

Bonne St-Valentin à tous!

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Prisonnier de votre zone de confort ou non?

L’année 2013 est nouvellement commencée et déjà plusieurs personnes ont abandonné leurs nouvelles résolutions prises pour améliorer leur vie personnelle et professionnelle. Mon cadeau pour vous en 2013 est cette magnifique image. Elle vous rappelle que si vous voulez développer le meilleur de vous-même vous serez confronté, la plupart du temps, à sortir de votre zone de confort afin d’aller gouter à votre potentiel. Selon les recherches, on dit que seulement 2% des gens vont persévérer devant un défi ou une résolution qui est hors de leur zone de confort afin de vivre un réel changement. Si vous voulez faire un changement qui est déjà inscrit dans votre zone de confort, il vous apparaitra facile à faire. Si, au contraire, le changement souhaité est à l’extérieur de votre zone de confort, vous serez assurément confronté aux saboteurs de potentiel. Ces saboteurs, parfois prévisibles et parfois d’une extrême subtilité, vont s’interposer entre vous et votre changement. 98% des gens cèdent et finissent par retourner dans leurs vieilles pantoufles, leur zone de confort. Vous savez de quoi je parle, n’est-ce pas?

Loin d’être confortable pour vous, la zone de confort l’est pour votre cerveau qui déteste tout ce que vous allez lui présenter qui le pousse à sortir de cette zone si douillette. Méfiez-vous de son arsenal de saboteurs qui se feront une joie de venir vous faire la vie dure afin de vous éloigner de votre objectif, de votre changement. Le cerveau adore rester loyal à ce qu’il a appris depuis que vous êtes au monde. Une loyauté peut être positive lorsque vous avez hérité d’un comportement plaisant, d’un talent. Une loyauté peut aussi être négative lorsque, sans le vouloir, vous répétez des erreurs, des “patterns” négatifs qui assombrissent votre vie personnelle et/ou professionnelle. Dans les deux cas, le cerveau, qui se balance de savoir si une loyauté est positive ou négative, mettra tout en œuvre afin de s’assurer de votre fidélité absolue. Les changements magiques peuvent peut-être exister, mais habituellement un changement nécessite un engagement profond envers soi-même, une persévérance et une constance. Plus le changement sera plaisant à faire, mieux ça ira. Attention à vos croyances limitatives, elles servent d’élastique pour vous faire revenir dans votre zone de confort. Plus vous l’étirez et plus l’élastique vous ramène rapidement. Apprenez à reconnaître vos saboteurs. Dominez-les au lieu de vous faire dominer par eux. Permettez-vous de gouter au meilleur de vous-même, donnez-vous la permission de quitter votre zone de confort actuelle pour oser explorer vos nouvelles frontières, celles qui vous amènent à vivre la fierté de réaliser votre plein potentiel, vos rêves. Transformez-vous en Indiana Jones et explorez vos trésors intérieurs avec passion. L’arbre pousse à son rythme à tous les jours. Il ne poussera pas plus vite même si vous lui criez après. Comme l’arbre, vous avez votre propre rythme et c’est à travers le respect de ce rythme que les réalisations les plus significatives se produiront. Si possible, amusez-vous à changer, c’est tellement plus simple.

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Soyez positifs !

Les émotions qui vous habitent parlent jusqu’à 8x plus que les mots que vous prononcez. Vous avez beau camoufler vos émotions, mais rien à faire, les gens qui vous entourent les détecteront consciemment ou inconsciemment.

Lorsque vous générez de beaux états, vous dégagez du charisme et créez de la synergie. Cependant, lorsque vous entretenez des états ou émotions négatives, en plus de vous empoisonner, vous contaminez négativement aussi ceux qui vous entourent.

Que ce soit dans votre famille ou votre entreprise, vous avez la responsabilité de faire tout ce que vous pouvez afin de générer davantage d’états positifs que possible. L’état positif stimule le potentiel, éveille les sens et vous amène au meilleur de vous-même.  Une façon simple d’en générer? AMUSEZ-VOUS ! Lâchez votre sérieux, votre côté rationnel et réapprenez à vous amuser. Le simple fait d’avoir du «fun» court-circuite nos saboteurs comme la procrastination et la colère pour n’en nommer que deux.

Nous sommes tous humains et il nous arrive d’avoir des journées où il y a des passages plus difficiles, c’est tout à fait normal. Ce qui l’est moins c’est le nombre de plus en plus grand de personnes qui vivent, de façon chronique, des états négatifs. À moyen terme, la fatigue, l’irritabilité, le manque de sommeil, l’agressivité contre soi ou les autres, la baisse d’estime de soi, et même la dépression, vous envahiront et envahiront votre famille ou votre entreprise.

Les avantages de générer des états positifs sont nombreux et leurs impacts significatifs. Permettez-moi de vous donner un bel exemple. La fin de semaine dernière, je suis allé faire du rafting sur la rivière rouge avec l’équipe de Rafting Nouveau Monde. À la fin de la journée d’aventure, force a été de constater que la merveilleuse journée passée à s’amuser avait pu avoir un tel succès grâce à la complicité et le respect que les guides de rivière avaient envers nous, mais bien plus encore, qu’ils avaient les uns envers les autres. Ce qui démarque les entreprises d’aujourd’hui, c’est leur capacité de générer une culture d’états positifs entre les dirigeants et les employés et que cette synergie rayonne sur la clientèle. BRAVO NOUVEAU MONDE. L’expérience que vous nous avez fait vivre dénote vos efforts à nous transmettre votre passion de l’eau non pas seulement dans les mots, mais bien dans le ressenti et dans les gestes. Comme on dit, les babines et les bottines vont dans le même sens.

Cultiver l’état positif n’est certes pas toujours une tâche facile, mais tel un muscle, chaque fois que vous entrainez votre famille ou votre entreprise à générer des états positifs, vous prenez de la force.

Je me suis permis de nommer Rafting Nouveau Monde parce que de toute évidence, ces personnes, autant dirigeantes qu’employées, grâce à des efforts soutenus de chacun et chacune, arrivent à se démarquer sur le terrain par la qualité d’être et de faire. BRAVO et MERCI.

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Le deuil: un passage obligatoire!

Je ne sais trop si ce sont les effets du printemps, mais plusieurs personnes semblent ressentir le besoin de faire du changement, du ménage, refaire des buts, des objectifs, des projets, etc. Chemin faisant, les gens en arrivent souvent à être confrontés à faire certain deuil, de lâcher prise sur certaines choses pour en faire naître d’autres.

En consultation et en coaching, je réalise que les gens sont souvent surpris, étonnés, et démunis devant l’exigence émotionnelle d’un deuil personnel et professionnel.

De façon simple, disons qu’il y a certains passages obligés à subir afin de vivre le mieux possible un deuil.
· Deuil de performance
· Deuil d’un être cher
· Deuil d’un client important
· Deuil d’une relation amoureuse
· Deuil d’un membre du corps
· Deuil d’une routine, d’une zone de confort
· Deuil d’une relation d’affaires

Le choc, la négation, la colère, la déprime et la réorganisation sont des étapes nécessaires par lesquelles vous devrez passer sans quoi vous entreposerez en vous-même ce deuil jusqu’à ce qu’un autre deuil vienne tout réactiver.

Ces étapes peuvent se vivre dans l’ordre et dans le désordre et vous envahir et vous perturber à court, moyen et long terme.

Une chose est certaine, et probablement à vos yeux injuste, plus votre investissement avec une personne ou une situation aura été intense et répété, plus vos chances d’avoir mal seront grandes. C’est pour cette raison, entre autres, que dans un conflit entre partenaires d’affaire ou de vie, il y a souvent une personne qui souffrira davantage de la situation et l’autre moins, peu ou pas du tout. Plus vous vous serez donné, plus vous augmenterez vos chances d’avoir mal. En revanche, moins vous vous serez impliqué personnellement et/ou professionnellement et moins vous souffrirez.

Il serait triste que ce billet vous incite à moins vous impliquer dans le but de moins souffrir. Une relation personnelle et professionnelle a besoin pour vivre et grandir d’une implication émotionnelle faite dans la maturité et la réciprocité.

Souvent, les gens me demandent combien de temps il faudra pour reprendre le cours normal des choses. Dites-vous que plus l’investissement émotionnel aura été grand et plus le temps du deuil risque d’être long. Dans la littérature, les auteurs parlent de la possibilité d’avoir besoin de deux à cinq ans pour fermer la boucle d’un grand deuil.

Soyez patient, doux et douce envers vous-même et envers les grandes fluctuations de bien-être qui accompagnent le deuil. Surtout, évitez de rester seul, parlez à des gens en qui vous ressentez de la confiance, ouvrez-vous sur le monde et sur vous-même. Faites, autant que possible, face à la musique et la richesse de l’événement viendra vous enseigner ses leçons.

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Merci Alexia

Hier, j’ai eu le privilège d’assister à une soirée donnée en l’honneur de jeunes adolescents et adolescentes qui se sont démarqués au courant de l’année 2011. Tout au long de la soirée, 25 élèves répartis dans cinq catégories ont été honorés. J’ai été fasciné par le jury qui dans son choix des candidats et candidates a majoritairement orienté celui-ci sur le principe de l’équilibre de vie. J’ai trouvé particulièrement rafraichissant de voir cette belle jeunesse étaler ses passions. Le moment le plus intense de la soirée fut sans contredits lorsqu’Alexia, ma nièce, a remporté les honneurs dans sa catégorie.

C’est dans ces moments, riches en émotions, que l’on réalise l’immense pouvoir d’une passion. Cet état dans lequel un individu réussit à se motiver de l’intérieur. Cet état qui rend possibles les efforts et les sacrifices nécessaires au dépassement de soi et la réalisation d’un but. Cet état de passion qui rend la détermination omniprésente, naturelle et saine. Cet état de passion qui accueille la discipline personnelle comme étant partie prenante nécessaire de la réussite. À une époque où bien des adolescents et adolescentes prônent la loi du moindre effort, ça fait du bien de constater qu’une partie de notre relève se démarque et rayonne.

Et vous chers adultes, êtes-vous encore animés par des états de passion? Transmettez-vous le goût du dépassement de soi et du succès où véhiculez-vous cette image que le travail est toxique et destructeur? Où croyez-vous que les ados ont puisé ce goût du moindre effort? Ils ont forcément eu des modèles!

Au niveau professionnel, côtoyer des gens passionnés est une chance remarquable pourvu bien sûr que la passion puisse se développer dans l’équilibre de l’Être, dans le respect de soi et des autres. Les gens d’affaires qui cultivent les états de passion se démarquent par leur fougue, leur détermination, leur discipline personnelle, leur ouverture aux autres. Ils transmettent le goût du dépassement de soi et l’atteinte des buts et des rêves les plus fous. Les hommes et femmes qui cultivent leurs états de passion éveillent la croissance du potentiel et le désir d’exister.

Pour certaines personnes les états de passion sont innés pour d’autres, elles doivent se construire. Dans un cas comme dans l’autre, les tributaires de ce trait du bonheur ont dans leur coffre d’outils un ingrédient intense de réussite.

Alexia, tu as su te démarquer sur le plan régional, provincial, national et même international. Ta détermination, ton engagement, ta discipline, ta persévérance, ton intelligence, ta maturité t’amèneront à réaliser ton rêve olympique dans l’équilibre de ton Être. Laissez-vous inspirer par Alexia et tous ces jeunes qui croient à la beauté de leurs rêves. Faites comme eux et apprenez à renouveler vos états de passion dans votre quotidien personnel et professionnel et ainsi vous démarquer par la force de votre ÊTRE.

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Salut Galarneau !

C’est fou comme le soleil à un effet bénéfique sur les gens. Avez-vous remarqué le nombre incroyable de personnes qui ont joué dehors en fin de semaine afin de s’adonner à de multiples sports et loisirs? De toute évidence, le sourire accroché aux lèvres, les gens faisaient le plein de toutes sortes d’activités bonnes pour la santé physique et mentale. Je suis moi-même assis bien entouré de la chaleur de dame Nature en vous écrivant ces lignes.

Selon les recherches en psychologie comportementale, une heure de travail manuel amène une dépense énergétique d’une heure, donc l’équivalent. C’est pour cette raison que lorsque vous faites un sport ou une activité physique, particulièrement à l’extérieur à la fin de la journée, vous ressentez une bonne et belle fatigue. Afin de récupérer cette énergie perdue, il vous suffit de vous détendre.

Toujours selon ces recherches, une heure de travail de concentration (travailler sur des dossiers, lire et jouer de la musique, suivre une recette, écouter la télévision, jouer au jeu vidéo, etc.) vous fait dépenser trois heures d’énergie. C’est pour cette raison, entre autres, qu’après un avant-midi à se concentrer au travail, la fatigue se pointe fréquemment. Vos quatre heures de concentration se multiplient par trois ce qui vous donne 12 heures de perte d’énergie. Lorsque les ordinateurs ont fait leur apparition, le taux d’épuisement professionnel a plus que triplé. Grâce ou plutôt à cause de l’ordinateur, les gens ont commencé à gérer plusieurs informations de façon rapide et simultanée. Donc, ils ont dû apprendre à se concentrer davantage et du coup augmenter le niveau de travail de concentration entraînant donc un niveau de fatigue plus élevé.

La dernière sorte de travail et non le moindre est le travail avec les émotions. Pour chaque heure de travail émotionnel (doute, colère, agressivité, culpabilité, rejet, insécurité, peurs, rancune, tristesse, etc.), vous brûlez l’équivalent de six heures d’énergie. Bien des malaises physiques, psychosomatiques et psychologiques proviennent de ce type de travail. Inutile de vous dire que l’excès de travail émotionnel peut vous être fatal. À lui seul, il peut détruire les individus, les couples, les familles et les organisations.

La méthode de récupération pour le travail de concentration et le travail émotionnel est le même. Selon plusieurs études, la simple marche rapide serait un des remèdes idéaux. Il y a cinq ans, les rapports de recherche recommandaient 20 minutes de marche rapide par jour. Aujourd’hui, vu les exigences émotionnelles croissantes dans nos vies personnelles et professionnelles, ces mêmes rapports suggèrent 60 minutes de marche rapide par jour pour contrer, le plus possible, les pertes d’énergie occasionnées par le travail émotionnel.

« Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras »

Donc profitez du printemps hâtif pour vous refaire une santé intérieure et surtout évitez le travail émotionnel inutile.

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